“Simple (sans obligation administrative), autonome (sans être lié avec d’autres dispositifs tels que Pro A) et directement mobilisable”, le dispositif de “Transition collective” a pour objectif de faciliter les reconversions professionnelles vers des métiers porteurs sur les territoires, c’est-à-dire qui “présentent des perspectives de recrutement fortes”, précise le cabinet d’Élisabeth Borne.

Il s’adresse aux salariés dont l’emploi est menacé et qui se positionnent sur ces métiers identifiés localement dans le cadre de plateformes territoriales. Les demandeurs d’emploi ne sont pas concernés, des dispositifs dédiés tels que le PIC existent déjà. Selon la taille de l’entreprise, l’État financera tout ou partie de la rémunération et de la formation : 100% pour une entreprise de moins de 300 salariés, 75% entre 300 et 1.000 salariés, et 40% pour plus de 1.000 salariés. La différence sera prise en charge par les entreprises de départ et/ou d’arrivée, à elles de se mettre d’accord.

Le gouvernement a prévu un budget de 500 millions d’euros prélevé sur l’enveloppe du FNE-Formation (1 milliard d’euros en 2020) de manière à pouvoir disposer des fonds rapidement. “Il ne s’agit pas d’une enveloppe fermée”, précise l’entourage de la ministre du Travail, elle pourra en effet être ajustée en fonction de la mobilisation sur le terrain du dispositif qui devrait entrer en vigueur “avant la fin de l’année”.

Extrait d’un article Publié le 26 Octobre 2020 par Fabienne Proux / JGP média pour Localtis dans Emploi.

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