Entreprise

Réforme de la formation professionnelle

Afin de prendre en compte le fait que, dans les 10 ans qui viennent, un métier sur deux sera transformé, 10 à 20%  de nouveaux métiers seront créés, le Gouvernement avait annoncé une réforme de la formation professionnelle en profondeur pour permettre à la France de relever ce défi.  En voici les principales mesures pour vous.

L’objectif est triple :

  • Investir massivement dans la formation et les compétences
  • Donner à chacun la liberté de choisir son avenir professionnel
  • Protéger les plus vulnérables contre le manque et l’obsolescence rapide des compétences

1ère mesure : vous pourrez suivre la formation de votre choix en payant directement l’organisme prestataire avec votre CPF. Ce dernier sera alimenté en euros et non plus en heures. Votre compte sera crédité de 500 € par an. Au bout de 10 ans, le CPF atteindra son plafond à 5 000 €.

2ème mesure : pour les salariés non qualifiés, le CPF sera crédité de 800 € par an avec un plafond à 8 000 €.

3ème mesure : si vous travaillez à temps partiel, vous aurez exactement les mêmes droits et mêmes montants de CPF.

4ème mesure : si vous voulez suivre une formation longue et que vous n’avez pas assez de crédits sur votre CPF, une commission paritaire examinera votre projet et pourra décider de vous allouer du crédit supplémentaire.

5ème mesure : l’accès à la formation devrait être facilité par des applications mobiles.

6ème mesure : sur l’ensemble du territoire, un conseil en évolution professionnelle sera mis en place pour vous accompagner dans vos projets d’évolution.

7ème mesure : les demandeurs d’emploi auront davantage accès à la formation.

8ème mesure : si vous travaillez dans une TPE ou PME, celles-ci bénéficieront d’une solidarité financière pour faciliter l’accès à la formation de leurs salariés.

Nous attendons désormais les décrets pour savoir exactement comment ces mesures seront mises en œuvre.

 

Travailler autrement : devenir indépendant

La fondation « Travailler autrement » a réalisé une étude sur une nouvelle forme de travail : le travail indépendant. Même si le travail salarié est une aspiration encore largement partagée par les actifs, de nouvelles formes d’emplois émergent : le travail indépendant en est un exemple. C’est un phénomène croissant, qui séduit les jeunes comme les moins jeunes, et qui émane des mutations à l’œuvre dans le monde du travail : désir d’autonomie, rêve de liberté, chômage, bouleversements technologiques.

Les métiers du travail indépendant recouvrent de nombreuses appellations : freelances, entrepreneurs, travailleurs non-salariés, profession libérale…

L’étude de la Fondation « Travailler autrement » souligne que la plupart des travailleurs indépendants sont très largement satisfaits de leur choix (81 % de niveau de satisfaction pour les créateurs d’entreprise,  92 % de niveau de satisfaction pour les salariés portés). Ils seraient d’ailleurs entre 89 % (pour les auto-entrepreneurs et les créateurs d’entreprise) et 95 % (pour les salariés portés) à être prêts à retenter l’aventure. De plus, le nombre de travailleurs indépendants va probablement croître car ils seraient nombreux à encourager leurs proches à devenir indépendants.

L’étude met également en avant les difficultés rencontrées : la conquête des clients, la variabilité des revenus, la protection sociale parfois insuffisante, la nouvelle organisation dans sa vie professionnelle et personnelle.

Si vous réfléchissez à travailler autrement, lisez cette étude et identifiez vos ressources pour réussir dans cette orientation de carrière professionnelle.

Pour en savoir plus : Synthèse de l’étude de la Fondation

VAE : nouveau décret

Deux nouveaux décrets concernant les diplômes du baccalauréat professionnel et du CAP accessibles par la validation des acquis de l’expérience (VAE) ont été publiés au Journal officiel du 12 juin 2016.

Les diplômes professionnels accessibles par la VAE seront désormais constitués en blocs de compétences, professionnelles et générales, qui ne seront pas en tant que tels « certifiés » mais donneront lieu à une validation sous forme d’attestations.

Les décrets précisent qu’une unité correspond à un bloc de compétences. Tout candidat ayant obtenu une unité se voit automatiquement délivrer une attestation reconnaissant l’acquisition des compétences du bloc qui lui correspond.

Au bout de 5 ans, cette attestation vaut, à la demande du candidat, dispense d’épreuve, sous réserve du maintien de l’unité dans le règlement d’examen de la spécialité du diplôme. En cas de modification de celle-ci, il est tenu compte d’un tableau de correspondance entre anciennes et nouvelles unités.

Pour en savoir plus :

Introduction des blocs de compétences dans les diplômes professionnels

http://cache.media.education.gouv.fr/file/2015/23/3/2015-078_blocs_competences_531233.pdf

Décret n° 2016-771 du 10 juin 2016 (bac pro)

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6CB7A2EC4AF727A7DE76F965C6F3BF49.tpdila09v_3?cidTexte=JORFTEXT000032676900&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000032676827

Décret n° 2016-772 du 10 juin 2016 (CAP)

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6CB7A2EC4AF727A7DE76F965C6F3BF49.tpdila09v_3?cidTexte=JORFTEXT000032676985&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id&idJO=JORFCONT000032676827

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